Puisque tu pars – Jean-Jacques Goldman

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Ecrin

La transition – Buridane

Poster un commentaire

Classé dans Ecrin

Vice et Vertu – Buridane

Poster un commentaire

Classé dans Ecrin

Danse d’atomes d’or

Un premier roman

d’Olivier Liron

Chez Alma Editeur

 

« J’ai pensé que le bonheur, personne ne peut en forcer la porte, le trouver artificiellement. Il ne s’ouvre pas de l’extérieur, le bonheur. Il  est malin. Il est beaucoup plus malin, mille fois plus que vous. Il est fermé à clé depuis l’intérieur. Et personne n’a la clé. Le bonheur ne s’ouvre que de l’intérieur. On ne peut que rester à la porte, et dire des choses très douces afin de l’amadouer, de le faire changer d’avis. (Et moi, j’avais attendu si longtemps en silence, j’avais chuchoté et supplié tant d’années à la porte.) »

O et Loren se sont rencontrés chez des amis communs, alors qu’il incarnait Orphée, sans le savoir encore, pour le jeu du Post’it. Tout en refusant de participer, par provocation, elle avait choisi de s’attribuer le rôle d’Eurydice. Il pensait au bonheur quand elle est arrivée et aimerait à croire que c’est lui qui s’est levé et a ouvert quand elle a sonné…. Mais ce n’est pas comme cela que ça s’est passé, peut-être même ne l’a-t-il pas vue entrer dans la pièce. Il se souvient de quelque chose qui ressemble à un battement de cils, aux premières gouttes de pluie au moment de l’orage… Il se souvient avoir appris son visage par petites touches…. Il se souvient d’une main dans ses cheveux pour dompter une mèche rebelle, d’un rire dont il aimerait savoir parler, d’un regard aussi, empreint d’une indéfinissable expression de douleur…

Il est manutentionnaire, trie des colis, sans passion. Elle est artiste, acrobate dans un cirque. Deux conceptions de la liberté, de l’amour et du sexe qui s’attirent et s’appellent….

« Comme c’est long un désir qui s’ouvre, qui s’offre, qui ne se mesure pas. Qui ne se meurt pas. Si brûlants qu’on se veuille, ce n’est pas un coup de foudre, malgré les apparences : c’est quelque chose qu’on ne sait pas encore dire. Qu’on ne dit pas. Tu me délies. Je marche. Je connais un endroit près d’ici sur la rive. Un tressaillement. Come, mon amour, come to me. Come closer. Nous n’avons pas fini de nous parler d’amour. »

Ils vont se revoir, se reconnaître, s’aimer, passionnément, animés par la rage de vivre et une sensibilité à fleur de peau.

Jusqu’au jour où il l’attendra, vainement…. le premier jour d’une attente interminable, d’un manque lancinant, où l’absence de Loren occupera dans sa vie autant de place que sa présence, quand elle était à ses côtés….

Mon avis : On ne sait pas toujours pourquoi on choisit un livre plutôt qu’un autre… parfois le titre qui nous murmure une invitation au voyage, la couverture qui séduit notre regard, le nom d’un auteur dont l’écriture nous est familière ou un résumé d’éditeur qui trouve écho en nous. Ce n’est pas ainsi que « Danse d’atomes d’or » s’est imposé à moi : un retour à la médiathèque, un ressenti de lecture si fort qu’il a besoin d’être partagé, une voix qui se brise, un regard qui se voile… et quelque chose, quelque part, qui se trouble en moi. C’est l’histoire de ma rencontre avec O et Loren, avec Orphée et Eurydice, et avec Olivier Liron puisqu’il s’agit ici d’un premier roman. Un roman poignant, intensément poétique, qui me laisse bouleversée. Si les références culturelles sont nombreuses, elles accompagnent le récit, l’éclairent de nuances supplémentaires, le rendent plus onirique. J’ai aimé la sensualité des mots, comme la caresse toujours tendre, parfois malicieuse, des doigts aimés sur notre peau ; une écriture charnelle, parfois violente comme un désir inassouvi ou une perte dont on ne se relève pas.  L’histoire, dont je ne peux vous dire plus sans trop la dévoiler, est suivie d’un autoportrait bref et touchant de l’auteur, qui laisse entrevoir que le roman est, en partie du moins, autobiographique.

Et se dire avec Olivier Liron, après le point final : Oui, la douleur de l’amour perdu est toujours de l’amour.

 

«  En amour il n’y a pas de silence, même quand on est loin.

Quand on se tait, c’est qu’on a tant de choses à se dire. »

 

 

Plus sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Liron-Danse-datomes-dor/838932

Poster un commentaire

Classé dans Littérature française

Même si je pars – Pierre Paul Danzin

Un poème, une chanson,

une grimace, un dessin…….

Poster un commentaire

Classé dans Ecrin

Without You – Harry Nilsson

Poster un commentaire

Classé dans Ecrin

Land of Anaka – Geoffrey Oyema

Poster un commentaire

Classé dans Ecrin